Jour 13, 14 et 15 – Mexico – Hey, Téquila?!

2016-09-24 – Jour 13 – Mazatlàn (SI) à Tequila (JA) (468 km – 7:00 hrs)
2016-09-25 – Jour 14 – Tequila (JA) à Guadalajara (JA) (65 km – 1:00 hrs)
2016-09-26 – Jour 15 – Guadalajara (JA) à Leon (GT) (244 km – 3:45 hrs)

Aujourd’hui (24 septembre) était une longue journée de conduite, planifiée depuis déjà un bout. Malgré les 7 heures sur la soute et près de 500 km, tout s’est bien déroulé et fut très plaisant pour la simple et bonne raison que j’ai choisi la route secondaire et non l’autoroute!

J’aurais possiblement sauvé 2 heures, mais au lieu de rouler à 130 km/h et ne rien voir de ce qui m’entourais, je me suis imprégné totalement dans tous les petits villages que j’ai croisés ainsi que dans les belles montagnes que j’ai pu observer au loin et même les traverser juste avant d’arriver à Tequila.

C’est fascinant comment les routes sont quasi désertes et en très bonne état, pour la majorité du temps. Cela a comme conséquence qu’il est possible de garder une bonne cadence, rarement il y a des véhicules lents qui nous retardent et quand il y en a, c’est très facile de les dépasser.

Évidemment, ici, comme au Canada, il y a des zones de dépassements avec une ligne pointillée, et des zones de dépassement interdit, avec des lignes continues. La seule différence c’est l’indifférence des conducteurs par rapport à ces zones! Quand il est possible de dépasser, les gens le font, sans trop se soucier de la ligne sur le sol.

Qui suis-je pour ne pas m’adapter aux coutumes!

En aucun temps, je ne me suis senti en danger sur la route. En fait, à ce jour, uniquement l’arrivée et la conduite dans les grandes ou moyennes villes sont plus délicates. Cela étant dit, il faut rester éveiller en tout temps, car il n’est pas rare de se faire dépasser même si on roule à 130 km/h, et les gros nids de poules sont quand même une possibilité, sans oublier les « topes » afin de ralentir le trafic en entrant en zone urbaine.

Pour revenir à la route, l’image que je me fais de la journée est la verdure, que ce soit par les terres agricoles, les forêts ou les régions montagneuses, tout était très vert. Cela allait parfaitement avec le ciel bleu et la belle température de 27 degrés Celcius!

Je suis arrivée plus tôt que prévu à Tequila, car Google Map prévoyait 8 heures pour la route. Je suis donc parti très tôt de Mazatlan. Je constate que Google a totalement raison dans ses prévisions, car il se fait sur les données gouvernementales de limites de vitesse qui sont parfois ridiculement basses, et que personne ne respecte de toute façon! Alors, dans certaines zones de 40 km/h, le flot de circulation est à 100 km/h! Ce n’est pas difficile, dans ces circonstances, de battre des records!

Tequila est une ville très touristique à cause des « bodégas » qui… Vous l’aurez certainement deviné, produisent de la téquila! En fait, les maisons de productions sont vraiment impressionnantes et génèrent des revenus incroyables, si on se fit aux bâtiments et à l’aménagement des terrains.

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Le centre historique est sympathique et il fait bon y marcher tranquillement pour échanger avec les artistes et les autres touristes! Le choix de restaurant est toutefois un peu limité. Je recommande pour y passer la journée, mais pas nécessairement la nuit.

Mon hôtel avec un belle cour intérieure, donc j’en ai pris avantage pour relaxer et faire le tri me mes photos et répondre à mes emails.

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Petite note humoristique pour terminer avec celle ville. Regarder ces belles voitures! Est-ce que c’est Tequila est endroit touristique d’après vous? 🙂

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Une des choses que j’ai apprises avec mes années de voyage derrière la ceinture est qu’il est parfois souhaitable d’arriver dans les grandes villes le dimanche vers midi. C’est ce qui s’est produit pour Guadalajara et ce fut une excellente coïncidence! Les rues étaient presque désertes et j’ai pu facilement me rendre dans mon hôtel où j’ai rapidement amené mes bagages dans la chambre afin d’aller marcher un peu.

Prenons un petit pas en arrière toutefois! J’ai quitté paresseusement Tequila, car je savais que j’avais uniquement 60 km à faire, donc grasse matinée avec déjeuner dans la terrasse intérieure de l’hôtel et départ vers 11:30.

Cette journée est aussi la célébration de mes 2 premières semaines sur la route. Je commence tranquillement à m’habituer à la routine. En fait, le Mexique est une bonne transition et pratique pour ce qui m’attend dans les prochains pays que je désire visiter. Voyager (et conduire) ici est relativement facile et cela se traduit par une planification des jours à venir qui se fait quand même avec aisance. Je sais très bien que ce qui m’attend dans quelques semaines et pour les prochains mois sera totalement différent.

Par exemple, j’utilise énormément sur Google Maps. Cet outil nous permet simplement de voir dans le futur! Il est facile de trouver un hôtel, et même de voir si la rue est tranquille ou s’il y a un espace de stationnement accessible afin de faciliter mon arrivée. Je suis conscient qu’à Google Street ne sera probablement pas disponible au Peru, et que la couverture du réseau cellulaire risque d’être pas mal plus limitée qu’ici. L’exemple d’aujourd’hui est parfait. J’ai fait une recherche avec hotels.com afin de localiser un hôtel à bon prix dans le quartier historique, mais je sus ensuite allé sur Google Maps et utilisé la fonction Street View afin de sélectionner un hôtel qui était localisé sur une petite rue, et avec un espace pour me stationner et vider la moto sans souci.

Je sais très bien que cerne sera pas le cas à Huaraz au Peru par exemple, mais j’en profite au maximum ici!

Avec l’orientation de mon arrivée, Guadalajara me semblait bien, mais sans plus. Ce n’est qu’en sortant marcher que je suis resté bouche bée!

La ville est animée, vibrante, bondée d’immeubles historiques, qui sont plus impressionnants les uns après les autres, et de places et rues piétonnières rendant des plus agréables la visite.

Regardez la première chose que je vois en sortant de mon hotel! Des Bixis!!! Pour gens qui ne sont pas de la région de Montréal, ce sont des vélos en libres-service conçu au Québec et qui est exporté un peu partout dans le monde, incluant New York, Boston et… Guadalajara!

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Voici quelques images de la ville.

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En bonus, j’ai découvert un quartier (La Colonia Americana) qui est un peu plus tranquille en soirée avec de belles rues sobres alignant de gros arbres de chaque côté et plein de petits restaurants, cafés et bars qui en font un endroit clairement apprécié des locaux.

J’ai marché plus de 25 km durant la journée alors le sommeil ne s’est pas fait attendre!

Verdict: Guadalajara a beaucoup à offrir en termes d’architecture, de gastronomie et de petites rues de quartier à découvrir. Un coup de cœur!

Lundi matin, je me suis dirigé vers Leon, ville plus petite, mais quand même majeure. La route n’était pas très belle, avec en fait des portions carrément affreuses et pour la première fois du voyage, j’ai dû patienter derrière quelques camions, car le trafic était parfois important. Malgré tout, je me suis amusé, car il est beaucoup plus facile de se sortir de ces situations en moto.

Le centre historique que Leon offre de belles grandes places et immeubles anciens, mais le tout est très peu raffiné. Il m’a fallu sortir de ce quartier pour trouver une option de restaurant acceptable (tout cela dépend évidemment des goûts et besoins du moment!).

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Malgré tout, la ville est animée, il y a énormément de jeunes étudiants qui semblent heureux (et amoureux), de petits commerces et évidemment, plein de souliers à vendre! Personne ici n’a aucune excuse pour marcher nu pied!

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Volet moto, tout va bien, aucun problème mécanique à souligner. Je m’amuse de plus en plus à conduire, comme si elle devenait plus légère et parce que m’habitue tranquillement au nouveau style de conduite latino-américain.

Il me reste à parcourir au minimum 4500 km afin d’atteindre Panama City. Après la traversée en bateau, je compte devoir faire au moins 1500 km entre Cartagena vers Bogota (où Medellín) où j’espérais faire le changement. Je dois donc être en mesure de faire un autre 6000 km. Si je compte les 8600 km déjà parcourus avec mon pneu, cela ferait un total de 16000 km, ce qui n’est pas impossible avec ce modèle, selon plusieurs blogues consultés.

Je regarde quand même des options pour un pneu arrière à Panama City où à Cartagena. Daniel Calza de motorourpanama.com est très généreux de son temps et m’a trouvé un endroit où des Mitas de la taille nécessaire sont disponibles.

Je suis un peu hésitant vis-à-vis cette marque et devrai faire quelques recherches. Il me mentionne aussi que certaines personnes ont, dans le passé, envoyé des pneus de l’Amérique du Nord à son adresse. Je vais regarder cette option.

Il y a aussi Marco Arvida de Touratech Costa Rica  qui devrait me revenir pour un Hiedenau, ils ont des TKC en stock, mais ce pneu a une durée de vie trop courte pour mes besoins.

L’autre option est que ma copine m’apporte un pneu si elle vient me rejoindre à Cartagena.

Commentaires? Est-ce que quelqu’un a déjà apporté un pneu en soute d’avion?

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Marc Ouellet

Aventurier dans l'âme. En route vers l'Amérique du Sud sur 2 roues bientôt!

1 Commentaire
  • Jean
    Répondre

    Salut Marc! C’est génial de te suivre sur ton blogue. J’en suis jaloux. Pour répondre à ta question, oui c’est possible d’enregistrer des pneus pour la soute à bagage. Je le fait entre Houston et Abu Dhabi via Amsterdam. J’avais un set de Pirelli pour ma Triumph Daytona. J’ai simplement payé le frais du bagage oversize. J’avais au préalable fabriqué une boite de carton adaptée à la dimension des pneus de sorte à y loger les deux tout en minimisant la taille. Il n’y a pas de soucis pour le poids. La boite minimise les questions au checkin. Enfin, je crois. Voilà. Bonne route et continue à nous écrire. C’est agréable de te lire et tes photos sont superbes. Ciao
    Jean

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Salut Jean!

      Merci pour le conseil! Il s’agira de calculer si les frais de transports en valent le coup!

      Tu viens me rejoindre en Equateur?

      Ecuador Freedom Bike Rental

  • Mykael
    Répondre

    Bonjour Marc,
    J’ai commencé à suivre votre périple quand vous l’avez annoncé sur Ridaventure. Si vous voulez un bon outil pour les cartes, je vous conseil de télécharger l’application Maps.me.
    Vous pouvez ensuite télécharger les cartes des pays que vous voulez avec le wifi et vous aurez tout les infos sur la carte et ce sans réseau.
    Que ce soit Hotel, restaurant, endroit à visiter ou routes quelconques….cette application a changé mes voyages et pour le mieux…

    Ciao et bonne route

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Bonsoir Mykael

      Super de t’avoir par is nous!

      Je connais très bien a Maps.me. Je l’utilise quand je n’ai pas de signal cellulaire. Je dois toutefois admettre que je considère l’app de Google Map de loin supérieure, et comme il est possible de télécharger des régions et ainsi avoir accès aux cartes même hors connection, c’est mon outil de prédilection pour le moment. On verra une fois rendu en région éloignée au Pérou!

      Mais en passant, tous les pays d’Amerique Latine sont téléchargées sur Maps.me!

      Merci!

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