Jour 48 à 53 – Colombie – Cartagena, Mompos et de l’Adrénaline sur 2 Roues!

2016-10-29 – Jour 48 – Cartagena, CO
2016-10-30 – Jour 49 – Cartagena, CO
2016-10-31 – Jour 50 – Cartagena, CO
2016-11-01 – Jour 51 – Cartagena, CO à Mompos, CO (314 km – 4:45 hrs)
2016-11-02 – Jour 52 – Mompos, CO à Marguarita, CO, et retour (51 km – 2:30 hrs)
2016-11-03 – Jour 53 – Mompos, CO à Barichara, CO (477 km – 8:00 hrs)

La Colombie fut une belle surprise, même si je l’avais précédemment visité il y a quelques années. Je réalise de plus en plus la perspective différente qu’offre la possibilité de se déplacer en moto, et aussi la difficulté supplémentaire qui est, dans ce pays inondé de motos, de simplement faire sa place sur la route afin de pouvoir survivre à une totale folie sur 2 roues!

J’ai eu la chance d’être accompagné pour une grande partie de tournée de la Colombie par ma copine qui est venue me rejoindre pour 2 semaines. Nous avons traversé presque tout le pays ensemble. De Cartagena, nous avons passé par Mompos, Villa de Leyva, traversé des montagnes, conduit dans la pluie forte, passé par des routes boueuses, vu des animaux de toutes sortes , vécu du trafic infernal, visité la grande ville de Medellín et terminé le tout à Cali.

Avant son arrivée, j’étais un peu inquiet de l’ajout de poids sur la moto, mais finalement, à part dans le trafic lent des grandes villes, sa présence n’était presque pas notable. Son sac était d’environ 8 kilos donc elle a fait un super travail de limiter ses bagages! La grosse GS est parfaitement adaptée à recevoir une passagère et la puissance de son moteur m’a permis de faire à peu près tout ce que je fais quand je suis seul. Évidemment, on parle ici de conduite sur route et non en sentier.

Comme vous pouvez le constater, je n’ai pas fait de mise à jour depuis un bon moment. Il est un peu plus difficile de trouver le temps d’écrire avec de la compagnie! Je vais faire de mon mieux pour rattraper le temps perdu dans les prochains jours.

Débutons donc par Cartagena qui possède un superbe vieux quartier, entourée en grande partie par une muraille de pierre. Les petites rues s’entrecroisent et offrent des perceptives et des couleurs plus belles les unes après les autres.

Bien que très touristique, j’ai apprécié y passer 3 jours en attendant l’arrivée de ma passagère. Comme je voulais l’accueillir dans un endroit confortable, propre, tranquille et chaleureux, j’ai un peu fait exploser mon budget et réservé à l’hôtel Casa Bustamante Hotel Boutique, Cabrero Calle Real # 42-67. J’en ai donc aussi profité pour me reposer, relaxer sur le bord de la piscine et refaire le plein pour les étapes à venir.

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J’ai aussi beaucoup marché dans la ville, joggé dans le quartier Bocagrande et même pris le dîner dans la rue! C’est incroyable les bonnes brochettes de boeuf et de poulet offerte un peu partout par des cuisiniers ambulants pour 2 ou 3 dollars. Accompagné d’une (ou deux ou…!) bonne bière froide et les rires des enfants s’amusant autour, cela est une bonne recette pour de belles soirées simples et plaisantes.

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Ma copine est arrivée très tard le dimanche après une longue journée de déplacement donc nous avons attendu au lundi matin pour que j’agisse comme guide touristique et lui fasse faire une visite rapide, mais complète de la vielle ville.

Regardez-moi comment les gens sont débrouillards. Pas de terrain de baseball fourni par la ville, pas de problème, on va s’en faire un terrain! Uniformes, arbitres, marqueurs tout le tralala d’une vraie partie de balle!

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Le Mardi 1er novembre, nous avons enfourché la moto afin de se rendre à Mompos (aussi connu sous Mompox ou San Cruz de Mompox).

Cette ville est populaire auprès des touristes, mais s’y rendre demeure un défi. Pour les backpackers, il faut prendre plusieurs autobus. Pour les gens en moto comme nous, il faut emprunter certaines routes pas toujours faciles à trouver, pas ou peu entretenues et possiblement un traversier.

Google Map me dirige à un endroit, mon GPS à un autre et l’application maps.me génère une autre route.

J’ai pris le temps de consulter le site d’une agence de location de moto et de les contacter, car ceux-ci passent justement par cet endroit.

Motolombia – Motorcycle Tours and Rentals
#48, Avenida 6 Norte #48 Norte-48, Cali, Valle del Cauca, Colombie
+57 2 6659548

Ils ont été très gentils de me répondre et de me suggérer une route adéquate pour une grosse moto avec 2 passagers et leurs bagages.

La sortie de Cartagena a été passablement sportive! Des centaines de motos, camions, autos, vélos et piétons se dressent devant, derrière et sur chaque côté de la moto, nous coupant sans aucune gêne et circulant à quelques centimètres de nous, comme si c’était normal ou sécuritaire. Évidemment, c’est tout à fait normal pour eux, mais pas pour nous et certainement pas sécuritaire! Mais c’est fou et en même temps, passionnant et l’adrénaline fait son travail pour finalement nous aider à sortir de la ville et s’engager sur les multiples routes de campagne jusqu’à Mompos.

Les routes 25 et 80 ont été passablement moches, car il y a présentement beaucoup de construction afin de la faire passer de 2 à 4. Il y a aussi beaucoup plus de présence sur la route qu’au Mexique ou en Amérique Centrale, surtout des poids lourds. Une fois rendus sur la route de Santa Ana, nous pouvons enfin relaxer et apprécier le paysage.

Malgré tout, je dois admettre que même si les premières minutes ont été un peu difficiles, car j’ai dû m’habituer à conduire avec ma nouvelle passagère, c’était vraiment plaisant de me retrouver derrière les guidons après presque 10 jours de pause!

Des 3 routes proposées par mes différents outils de navigation, Google a été le gagnant, car ses cartes ont tenu compte d’un nouveau pont qui nous a permis de franchir la rivière Brazo de Mompos, ce qui fut un petit soulagement, car il aurait fallu mettre la moto sur une petite barque artisanale, ce qui n’était pas trop rassurant.

Mompos est relativement isolée et il y a peu de présence automobile, mais nous sommes envahis par des centaines de motos des notre entrée dans les rues de la ville. Comme des maringouins au printemps!

Les rues qui bordent la rivière sont paisibles et on y retrouve de belles séries de maisons anciennes et biens entretenus. Mais ce n’est pas le cas en sortant de ces rues touristiques! Il y a tellement de motos qu’il est difficile de traverser les intersections! Il nous faudrait des yeux tout le tour de la tête!

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Le traversier que j’ai mentionné plus tôt! Ouf, heureux que le nouveau pont soit présent.

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Nous avons décidé de rester dans ce village 2 nuits, car un confrère aventurier m’avait contacté quelques semaines auparavant via le site advrider.com afin de me conseiller pour la portion de la Colombie de mon voyage, et ce dernier était justement dans le pays au moment de mon passage et en a profité pour venir nous rejoindre de Medellín avec sa conjointe.

J’en ai donc profité pour aller faire une course sur le petit chemin de terre longeant la rivière. Même si je sens ma forme se détériorer lentement depuis le début du voyage, ce fut encore une fois une sortie très plaisante qui m’a amené à rapidement sortir du village et jogger dans les terres agricoles, entourées d’un côté par la rivière, et de l’autre par des poulets, des chevaux, des vaches de toutes les couleurs possibles, des cochons de toutes les grosseurs et une belle verdure et tranquillité appréciée.

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Je me sens un peu observé!

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De retour à l’hôtel, j’ai proposé à ma copine d’enlever les paniers de sur la moto et de retourner sur cette petite route afin d’apprécier la région plus rurale qui se trouve aux portes de la ville.

Elle a hésité un peu, mais dès que je lui ai montré un petit vidéo d’un troupeau de vaches que j’ai croisé durant ma course, elle a accepté! (Elle adore les animaux!)

Nous sommes donc partis à l’aventure avec une moto beaucoup plus légère et une belle température chaude et ensoleillée.

Les premiers kilomètres ont été spectaculaires et relativement faciles à franchir, mais après quelques villages rudimentaires et isolés, la route a commencé à se détériorer. Celle-ci est composée uniquement de terre, ce qui a comme conséquence, durant la présente saison des pluies, d’endroit où il y a de la boue, parfois profonde.

Dans la plupart des cas, il est possible de passer en ralentissant un peu et en accélérant afin d’alléger la roue avant, le tout sans trop d’effort. Mais plus nous avancions, plus les boues étaient profondes et les accumulations d’eau présentes, si bien que ma passagère à dû descendre de la moto à quelques reprises afin de faciliter le passage.

À un moment, nous avons croisé une moto arrêtée en train d’évaluer ses options pour passer dans un des trous d’eau. Le conducteur, très sympathique, nous met en garde relativement à une portion de route un peu plus loin où le soleil ne peut pas assécher la route. Son passager, tenant 2 poulets vivant par les pattes, clairement en route vers un bon repas de Pollo a la Plancha, nous suggèrent de retourner sur nos pas, mais ce n’est pas tellement dans mes plans, car je viens de me taper une dizaine de passages de boue et mon GPS m’indique que l’embranchement à la route principale est beaucoup plus proche que de retourner sur mes pas.

Nous prenons donc le risque et nous lançons dans l’aventure!

Comme de fait, quelques centaines de mètres plus loin, un passage est recouvert par de gros arbres feuillus et la route est boueuse, accompagnée de quelques petits lacs (!) qui me semblent bien profonds. Nous prenons le temps d’observer les petites 125cc tanguer d’un côté et de l’autre dans la boue profonde pour finalement se risquer à traverser les 200 mètres dans le passage qui semble être le plus stable. Évidemment, ma passagère traverse à pied.

J’ai droit à quelques jurons dans l’interphone, car même à pied, c’est difficile et un peu… Salissant!

Je place la suspension de la moto à son niveau le plus bas afin de pouvoir placer les pieds au sol en cas de besoin, et m’assure que l’antipatinage est désengagé.

Je m’avance ensuite tranquillement dans le calvaire qui se dresse devant moi. Avais-je mentionné que la journée était ensoleillée et… chaude!

Je dois travailler très fort afin que la moto ne tombe pas, car c’est glissant comme conduire sur la glace. La roue arrière tourne dans le vide et je finis par glisser dans un trou d’eau. Je réussis à en sortir et le manège se répète à quelques reprises jusqu’à ce que la moto décide de se mettre en travers de la route, la roue arrière dans un trou profond et tournant dans le vide!

Je demande à ma partenaire de venir m’aider, car je suis incapable d’avancer ou de reculer. Ai-je besoin de vous dire que c’est de reculons qu’elle est revenue dans la boue qu’elle venait de traverser afin de venir pousser une moto faisant éclabousser une belle boue collante avec sa roue arrière.

Heureusement, un homme aussi sur une petite moto, s’est arrêté et est venu nous aider. Après quelques mouvements avant-arrière, j’ai réussi à sortir du lac de boue et me rendre de l’autre côté d’un passage difficile, complètement détrempé par la sueur, mais terriblement heureux de ne pas être tombé dans ce mélange collant et un peu dégueulasse. Mes bottes pèsent maintenant 2 kilos chaque, merci à la boue qui s’étant accumulé sur les semelles, jusqu’au bord de mon pantalon. La moto est aussi complètement ensuite d’une couche épaisse qui lui donne une allure de soldat de tranchée.

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Même sans bagages, une grosse GS dans la boue, ce n’est pas idéal, et l’embrayage de ma moto me l’a clairement fait savoir, produisant une odeur de surchauffe pas très plaisante. Les kilomètres suivants ont été un peu moins difficiles et beaucoup plus plaisants.

Nous avons finalement mis 3 heures pour parcourir le trajet des 50 km de cette petite promenade improvisée. Mais elle restera gravée comme un superbe souvenir!

Petite session de lavage improvisée.

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En début de soirée, mon contact ADVRider est arrivé avec sa conjointe et nous avons profité de la belle soirée pour marcher sur le bord de la rivière et partager un bon repas rempli d’histoires de voyages et de moto!

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Nous partons tôt le lendemain pour une visite rapide de Barichara, un superbe village perché dans les montagnes!

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Quelques portions de route sont encore très mouillées et difficiles à franchir.

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Une chose bien appréciée en Colombie, les motos n’ont pas à s’arrêter (ni payer!) aux postes de péage!

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Une chose semble aussi très évidente après ces premiers jours à parcourir le pays: les montagnes sont omniprésentes et il faudra prévoir des temps de déplacement un peu plus longs qu’à l’habitude.

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Jour 54 à 62 - Colombie - Suite et fin

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Marc Ouellet

Aventurier dans l'âme. En route vers l'Amérique du Sud sur 2 roues bientôt!

1 Commentaire
  • Bruce
    Répondre

    Salut Marc, Caro et moi seront en Colombie du 9 décembre au 7 janvier. Peut-être va ont se croiser ;-)?
    Excellente description de ton voyage et superbe photos. Bonne route pour la suite.

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Merci Bruce!

      Malheureusement, la rencontre n’aura pas lieu car je suis déjà rendu en Équateur!!!

      Voyage organisé ou vous parcourez le pays par vous-même?

      1. Bruce
        Répondre

        Une partie organisé car nous alors faire du trekking dans la jungle jusqu’à la Cuidad Perdida. Nous étions en Equateur en Octobre dernier et le pays est superbe. Si tu as le temps, une visite aux îles Galapagos vaux vraiment le déplacement mais un peu difficile en moto.
        Ciao

        1. Marc Ouellet
          Répondre

          J’ai fait le trek il y a quelques années! J’avais réalisé un petit vidéo à l’époque: https://www.youtube.com/watch?v=RAIqFCeGbvE

          Enjoy!

  • chantal cournoyer
    Répondre

    C’est le fun que Nadine soit allé te rejoindre ! Tu devais être content de savoir qu’elle y allait si tôt dans ton voyage !

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Effectivement, sauf que maintenant je dois me ré-habituer à être seul!!!

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