Jour 43 à 47 – Le Voilier Stahlratte et la traversée vers la Colombie

2016-10-24 – Jour 43 – Puerto de Carti, PA à El Porvenir, PA (4:15 hrs – 124 km)
2016-10-25 – Jour 44 – El Porvenir, PA à San Blas Islas, PA (4:30 hrs – 44 km)
2016-10-26 – Jour 45 – San Blas Islas, PA à Cartagena, Colombie
2016-10-27 – Jour 46 – San Blas Islas, PA à Cartagena, Colombie
2016-10-28 – Jour 47 – San Blas Islas, PA à Cartagena, Colombie (32 hrs – 390 km)

Le passage entre le Panama et la Colombie est virtuellement impossible en véhicule. La traversée en avion ou par la voie aérienne est donc obligatoire.

Mon choix s’est arrêté, après plusieurs mois de recherche, sur un voilier qui effectue ce trajet, en permettant de transporter simultanément la moto, le Stahlratte.

Il s’agit d’un vaisseau allemand construit en 1903 en Hollande. Il mesure 60 mètres et à un poids de 235 tonnes (un peu plus gros que ton bateau n’est-ce pas Christine D.?).

J’ai quitté tôt le matin du 24 octobre, vers un hostal où tous les gens ayant une moto et prenant le même bateau se rassemblaient afin de quitter ensemble vers le port de Carti, qui est situé sur la réserve indigène de Kuna Yala.

Le groupe s’est lentement formé en face de l’hôtel et nous avons quitté en formation afin de sortir de la ville. Quel bordel, mais quelle aventure!

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Ça faisait quand même longtemps que je n’avais pas conduit avec d’autres motocyclistes, et de se faufiler dans le trafic ultra dense pendant plusieurs longues minutes fut vraiment difficile, mais très excitant.

Ceux qui venaient d’Europe sont rapidement sortis du lot, s’insérant entre les automobiles immobilisées ou roulant lentement à cause des bouchons de circulation. J’ai fait de mon mieux pour les suivre!

Ensuite, nous nous sommes engagé sur une petite route très sinueuse vers la réserve et une moto à même fait une chute causée par une voiture qui s’est soudainement arrêtée dans une courbe très abrupte. Le vidéo ne démontre pas comment la pente était abrupte!

Après une série de courbes et de pentes, nous nous sommes arrêtés au poste de contrôle militaire où nous avons dû payer 23$ pour entrer sur la réserve.

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Nous sommes arrivés vers 11h30 au port de Cali, entouré d’enfant prenant des petits bateaux afin de se rendre à l’école.

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Nous pouvions voir au loin le Stahlratte qui nous attendait, mais nous n’avions aucune idée comment nos motos allaient être hissées à bord!

Les gens nous ont fait signe de conduire jusqu’au quai et de nous rendre complètement au bout!

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Un membre de l’équipage est ensuite venu installer des cordages sur les motos et lentement, le vaisseau s’est approché du quai afin d’utiliser son treuil pour monter les motos une par une.

Il est clair que cette manœuvre a été faite des centaines de fois par le capitaine et son équipage, mais ce serait vous mentir de dire que je n’ai pas eu quelques papillons dans le ventre de voir la moto monter et passer par dessus la mer pour finalement disparaitre sur le pont du navire!

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Nous avons ensuite embarqué tous nos bagages et quitté vers le large.

Il était prévu que la première nuit se passe sur une petite ile (El Porvenir) et un bateau taxi est venu nous chercher quelques heures plus tard.

L’hôtel situé sur cette ile est minable, sale, avec 4 lits entassés par chambre, aucune porte devant la toilette, et des amis (lire: bestioles de toutes sortes) partout sur les murs, la douche, et les planchers.

Malgré tout, nous avons pris le temps de nous connaitre, d’aller nous baigner dans l’océan et prendre un bon repas de groupe.

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Le lendemain matin, le bateau taxi est venu nous reprendre et une fois rendu sur le Stahlratte, sous une pluie battante, nous avons levé l’ancre vers les iles de San Blas.

Nous nous sommes aussi rapidement accoutumés à nos nouveaux quartiers, qui, même si nous dormons tous dans la même pièce, me semblaient luxueux comparé à l’hôtel d’hier! C’est peut-être la raison pourquoi le tour est ainsi planifié.

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Même si la pluie est présente et le ciel très nuageux, les petites iles qui entourent l’endroit où le navire s’immobilise sont superbes et invitantes à la baignade, ce que nous avons tous fait dès notre arrivée.

L’eau est limpide et chaude. Les îles sont verdoyantes et habitées par les pêcheurs indigènes qui y passent plusieurs semaines à la fois durant la saison. Un petit paradis sur terre! Un des passagers transporte avec lui un drone. Regardez ces images!

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Après avoir passé 24 heures à se prélasser, manger, boire, nous raconter des histoires entre nous plus intéressantes les unes que les autres, nous quittons en fin de soirée le 26 octobre vers Cartagena.

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Le trajet de plus de 350 km doit prendre 30 heures. Cela ce fait à l’aide d’un gros moteur qui gronde gravement, mais lentement dans la cale du navire, ce qui produite un petit rythme continuel dans nos oreilles.

Les heures sont un peu longues, mais le groupe de personnes présentes rend la traversée passionnante. Les passagers sont de grands voyageurs ont des histoires de voyage incroyables et nous échangeons ainsi nos expériences, trucs, techniques et destinations passés et futurs pendant plusieurs heures.

Nous nous sommes aussi arrêtés quelques instants pour faire une petite baignade, en plein milieu de l’océan qui est d’une profondeur de plus de 3000 mètre à cet endroit. Ce fut une première extrêmement impressionnante. L’eau était totalement bleue et limpide. Nous nagions dans les vagues à tenter de rester près du navire qui avançait toujours un peu légèrement. Wow! Quelle vision.

La mer n’est pas très agitée, mais le bateau tangue quand même fortement de haut en bas, et de droite à gauche. Tout allait bien pour moi jusqu’à tant que je tente d’écrire quelques pages de mon blogue sur mon iPad, assis sur le pont supérieur.

À ne pas faire! C’est à ce moment qu’un léger mal de mer s’est installé pour quelques heures. Je n’ai heureusement pas nourri les poissons (expression très navale!), mais j’ai dû passer un repas.

Nous sommes arrivés très tôt le matin du 28 octobre dans le port de Cartagena. Après un bon petit déjeuner, les inspecteurs sont montés à bord et nous avons débuté la procédure d’immigration et d’importation des motos.

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Le tout s’est déroulé efficacement et rapidement. Nous nous sommes ensuite dirigés vers un quai afin de débarquer les motos et vers midi, une fois les salutations faites, nous étions tous en route vers nos destinations respectives. Quelle efficacité!

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J’ai fait un petit montage video rapide de ce périple. Merci à Dave pour les vidéos aériens.

Petite note, les citoyens canadiens doivent payer 60$ pour entrer dans le pays (taxe de réciprocité) et le seul frais pour les motocyclettes est l’assurance, que j’ai prise pour 30 jours au cout de 50$. Le reste de la paperasse a été effectuée de main de maitre par l’équipage du navire.

Pouvez-vous croire que je conduis maintenant ma moto en Amérique du Sud!!! Incroyable non?

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Marc Ouellet

Aventurier dans l'âme. En route vers l'Amérique du Sud sur 2 roues bientôt!

1 Commentaire
  • Peter Parsons
    Répondre

    You are on a whole new planet Marc!! Have fun. The boat ride looked like a blast. Time to relax and sit back a bit. Give Nadine a hug!!!
    Oh, and it might be a good time to have a peek at all your nuts and bolts. With a cerveza, of course. Geoff and Julie are up in Dunany looking at a little snow. Cheers!! pp

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Hi Peter! Indeed, I really feel far from home, but happy to be here!

      Good point about the nuts and bolts. Will take a bit of time tomorrow to go over the bike. The tire seems to be able to give me another 5000km… I’m hoping to change only once in Lima!

      Take care sir!

  • Chris
    Répondre

    WOW yes much bigger than mine …..but my Manhattan is much nicer!!!!!
    Be SAFE my friend!

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Wasn’t sure you were going to read this page! Glad you did! I’m sure you boat is much nicer but at the same time, much younger!

  • Francis Derome
    Répondre

    Vraiment intéressant !

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Merci Frank!

  • Carl
    Répondre

    Wataboy!!! Je viens de dévorer carrément la lecture de ton blog… Tu m’as bien fait rire … J’espère que le fun se poursuit… Et que le petit découragement est derrière toi…
    Félicitations pour t’être rendu déjà aussi loin… Tu es en Amérique du Sud!
    J’ai déjà hate à la suite!

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Je suis persuadé qu’il y aura d’autres moments moins faciles mais il faut les accepter comme faisant partie de l’aventure!

      Merci d’avoir pris le temps de lire et commenter!

  • Chris Cheston
    Répondre

    The Steel Rat, a rather discourteous name for a fine vessel? Glad you made it without paying Neptune his fees! Enjoy your next stage my friend and stay safe out there. Chris.4400

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Thanks Chris! Indeed, the name is bizarre but it fits well with the ship after all! Lots of fun anyways!

  • Chantal Cournoyer
    Répondre

    Mon Dieu Marc. Je lis ton récit et regarde tes photos et j’ai les yeux pleins d’eau. Ça me rappelle d’excellents souvenirs tous plus fabuleux les uns que les autres. Et je vois les mêmes visages qui travaillaient sur le quai.

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Salut Chantal! Heureux de te rappeler de bons souvenir. J’ai d’ailleurs pensé à toi sur la route de Mompos! Ouch, pas facile!

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