Jour 116 à 122 – Argentine – La Terre de Feu!

2017-02-02 – Jour 116 – El Calafate, AR à  Punta Arenas, CL (565 km – 6,25 hrs)
2017-02-03 – Jour 117 – Autour de Punta Arenas, CL (158 km – 2,5 hrs)
2017-02-04 – Jour 118 – Punta Arenas, CL à Ushuaia, AR (565 km – 6,25 hrs)
2017-02-05 – Jour 119 – Ushuaia, AR
2017-02-06 – Jour 120 – Ushuaia, AR à Caleta Olivia, AR (1290 km – 13 hrs)
2017-02-07 – Jour 121 – Caleta Olivia, AR à Bahia Blanca, AR (1178 km – 11,5 hrs)
2017-02-08 – Jour 122 – Bahia Blanca, AR à Buenos Aires, AR (657 km – 6,5 hrs)

Ushuaia, situé à l’extrémité sud du continent américain est l’objectif ultime de mon voyage. Les derniers 2000 kilomètres n’ont pas toujours été faciles, agréables ou même intéressants, mais j’y suis finalement parvenu le 4 février 2016!

Le matin du 2 février, j’ai quitté El Calafate en Argentine, afin de me rendre de nouveau au Chili, plus précisément à Punta Arenas.

Il s’agit d’une ville proprement dite avec plus de 100000 habitants, mais la route pour s’y rendre est monotone, longue, en ligne droite et les vents sont assez présents.

Ce ne fût donc pas une très agréable journée de moto, mais la surprise de voir cette immense ville au milieu de nulle part m’a permis de finir la journée en beauté! Mais certainement pas au chaud, car le vent était glacial!

Une colonie de pingouins en plein milieu de la ville! (Mise à jour: on me dit que ce serait plutôt des cormorants!)

J’ai observé ce mâle pendant quelques minutes. Il était visiblement le Donald Trump du groupe avec sa petite crinière jaune. Il criait fort, poussait tous les autres petits pingouins et était très agressif envers les goélands!

J’ai été impressionné par l’architecture de centre-ville considérant sa situation géographique si australe et isolée.

En soirée, Heidi et Timothy, un couple d’Américains super énergiques et sympathiques, que j’avais rencontrés il y a quelques jours sur la Carretera Austral, et de nouveau à El Calafate, et finalement ce matin sur la route menant à Punta Arenas, m’ont donné rendez-vous et nous sommes allé casser la croute dans un beau petit restaurant, avec une atmosphère relaxe et un décor antique. Comme je les aime!

Quand je suis impressionné par l’architecture, j’ai la mauvaise habitude de prendre en photo les mêmes édifices 2 fois! Mais en soirée, le look est différent et d’autant plus spécial. À noter, après 22h00, la ville retourne les trottoirs et il est impossible d’y trouver un commerce ouvert, pour, par exemple, faire le ravitaillement en bananes… ou en bières!

Le lendemain matin, je suis allé faire une petite promenade en moto jusqu’à la fin de la route au Chili.

Le paysage était fort agréable, et la route pleine de courbes successives, ce qui était un changement apprécié, considérant les derniers jours où la conduite se faisait surtout de façon rectiligne.

En voilà un qui n’a pas gagné sa bataille contre mère Nature!

Ceci est la fin de la route au Chili. Impossible d’aller plus au sud sur 4 (ou 2!) roues. Drôle de sentiment de se retrouver aussi loin de Montréal, mais aussi, de commencer à réaliser que la fin du voyage approche à grand pas.

Le lendemain, le 4 février, était non seulement une grosse journée, avec une traversée en bateau et un autre passage frontalier vers l’Argentine, mais c’était surtout le jour de mon arrivée à destination et la fin de mon périple vers le sud!

Il y avait quelques autres motos pour la traversée, dont un couple du Canada, et un peu plus tard, des gens de l’Espagne.

La météo est splendide, avec très peu de vent et une température de 21 degrés. Le trajet entre Punta Arenas et Porvenir à pris 2 heures.

J’ai embarqué sur le traversier le dernier et j’ai fait de gros efforts pour me faufiler entre les autos afin de pouvoir sortir rapidement lors de l’arrivée. Je savais que j’avais environ 140 kilomètres de gravier devant moi et il n’y a rien de pire que de suivre d’autres véhicules dans la poussière… J’ai rapidement dépassé les quelques autos qui m’ont battu vers la sortie pour ainsi avoir toute la route juste pour moi!

Malgré la monotonie de celle-ci, j’ai profité de la qualité du gravier bien durci pour m’amuser un peu et surtout, réfléchir à tout mon voyage débuté en septembre, et qui se terminera dans quelques heures.

Passage frontalier de San Sebastien.

Un autre passage vers l’Argentine, mais ce n’est pas le dernier!

Enfin, une route asphaltée!

Les bureaux de l’immigration en Argentine. Le passage se fait rapidement et efficacement.

La route vers Ushuaia est, disons-le poliment, passablement moche. En fait, ma principale motivation de parcourir ces derniers 500 kilomètres est de pouvoir réaliser l’objectif de me rendre à la dernière ville en Amérique, mais, à part pour les quelques kilomètres juste avant d’arriver à destination, où des montagnes et des lacs se pointent à l’horizon, c’est monotone et elle présente peu d’intérêt comparativement à la Carretera Austal.

Et le grand moment est finalement arrivé.

Le 4 février 2016 à 15h58, après 118 jours sur la route, 14 pays et 25736 km (et 10 ans de rêve et de préparation), je me suis officiellement rendu à Ushuaia en moto, à partir de Montréal!

Ce fût un moment un peu émotif et comme j’étais seul, je l’ai vécu en direct avec ma copine et mon ami Geoffrey au Canada, via téléphone. Merci à ces 2 personnes si importantes dans ma vie et ce projet.

Incroyable quand même?

Voici mon trajet. Vous pouvez l’étudier en détail ici: Carte Google – Canada2Argentina. Chaque couleur représente une journée. Une fois sur la page où la carte est hébergée, vous pouvez agrandir la région qui vous intéresse. Le degré de détail y est très élevé, car j’ai utilisé une application mobile qui enregistrait les données de mes déplacements plusieurs fois par seconde!

Bon, revenons les 2 pieds sur terre.

Ushuaïa est la capitale de la province argentine la plus méridionale et est considérée comme étant la ville la plus australe du monde.

Elle compte plus de  55000  habitants. Elle dispose d’un port en eaux profondes qui est l’un des plus proches de l’Antarctique.

Les montagnes et la mer qui l’entourent sont superbes, mais malheureusement, la ville comme telle est un anti-climax total. Elle est esthétiquement sans intérêt, souvent sale, poussiéreuse, pleine de chiens, très bruyante et hors de prix. On m’en avait averti donc pas trop de dommage à mon moment de bonheur, même si à vrai dire, je m’attendais quand même à un endroit un peu moins touristique, plus humble et isolé.

J’ai quand même décidé d’y rester 2 jours et par chance, car le lendemain, j’ai profité d’une superbe journée pour aller faire une marche en montagne, vers le superbe glacier Vinciguerra. Comme c’était un dimanche, et que les Argentins sortent très, mais très tard le soir, j’ai fait un effort pour débuter la journée un peu plus tôt.

Une très bonne idée! J’ai eu la montagne toute pour moi lors de la superbe montée.

Ce ne fut pas le cas pour la descente, où malheureusement, l’endroit s’est engorgé avec les touristes argentins, leurs chiens, leur musique et leurs cris… Un peu moins reposant!

Après quelques minutes de marche, je suis accueilli par cette superbe bête! Impressionnant!

Le sentier est, dans certains tronçons, très boueux. Cela me permet de contempler les talents architecturaux argentins!

Pas de moto admise sur le site??? Je proteste! Discrimination! 😉

Après environ une heure de marche, j’ai la chance de me retrouver face à face avec une scène sortie directement d’un film.

Un vaste troupeau de chevaux en liberté en pleine forêt. C’est la première fois de ma vie que je pouvais contempler une telle chose.

J’ai pu tranquillement m’approcher, sans trop les déranger, et prendre cette photo. Il avait plusieurs autres bêtes de chaque côté, le tout dans un silence paisible et si rare.

Ça vaut même un petit vidéo de quelques secondes pour vous faire apprécier le moment!

Et finalement, après quelques heures de marche paisible, le sommet!

Pas facile de prendre une photo bien cadrée et droite avec comme seul support, une série de pierres plus croche les unes que les autres! Merci Photoshop!

À mon retour, un autre ami m’attendait pour me féliciter pour mon périple de 26000 KM! Superbe bête.

Malgré les quelques passages humides, je recommande fortement ce trek. Le sentier est incroyable et, si vous avec la chance de le faire tôt le matin, est d’une tranquillité apaisante et appréciée.

À mon retour en ville, après une petite douche, j’ai profité de la belle météo pour retourner me promener dans les rues du centre.

Petit fait ironique, j’ai pris ma moto et tenté de parcourir les derniers 20 kilomètres vers le sud qui mènent à la fin de la Ruta 3, où un monument est érigé. Et bien, il y avait des centaines de voitures qui attendaient en ligne, ce qui rendait l’expérience un peu moins plaisante. J’ai donc rebroussé chemin, surtout que c’était une route de terre très poussiéreuse. Il n’était pas question que je fasse la file pendant des heures pour une petite photo!

Malgré la belle nature présente partout dans la région, voici un exemple de développement totalement sauvage qui gâche le spectacle d’un endroit pourtant unique au  monde.

De cet angle, c’est un peu mieux!

Ce gros navire, venant de l’Italie, était amarré au port, avec une conséquence unique… En cette fin de semaine, la majorité de la population du village parlait italien!!!

Comme il faisant passablement froid, que la ville était un peu moche et surtout parce que je suis du type qui apprécie quand ça bouge, je n’étais pas malheureux de quitter Ushuaia le lendemain très tôt afin de me taper quelques milliers de kilomètres sur une des routes les moins intéressantes du voyage, la non moins fameuse Ruta 3, menant à Buenos Aires.

Normalement, j’aurais fait une publication uniquement avec cette partie du voyage, qui, de par ses 3000 kilomètres, est passablement importante, mais ce fût tellement long, monotone, presque toujours en ligne droite, sur une route souvent défoncée par les poids lourds, et avec un paysage aussi vide que plat, que je vais me contenter d’en glisser quelques lignes ici. Je n’ai d’ailleurs que très peu de photos à ajouter.

Le seul détail important est que pour quitter la Terre de Feu, il faut d’abord sortir de l’Argentine et entrer au Chili (donc un passage frontalier en 6 étapes), prendre un traversier, sortir de nouveau du Chili, et finalement, revenir, pour la dernière fois, en Argentine (donc un autre passage frontalier en 6 étapes) !

Heureusement, le système est bien huilé et si par chance, il n’y a pas un gros autobus qui arrive juste avant vous, le processus ne prend que quelques minutes. Aucune copie de document n’est nécessaire, aucuns frais ne sont exigés. En aucun temps, on m’a demandé de preuve d’assurance pour la moto. La seule chose à garder en tête est qu’il est interdit d’entrer au Chili avec des aliments de type fruits, légumes, viandes…

Mon premier arrêt fut, après une longue journée de plus de 1200 kilomètres, la ville de Caleta Olivia. Un endroit sale et sans intérêt, donc, pas de photos!

Quand on y accède par le sud, on a droit à un des spectacles des plus désolants possibles.

Il y a des milliers, voir des dizaines de milliers de sacs de plastiques au sol accroché dans les clôtures, les arbres, les arbustes, les maisons et ce, sur plusieurs kilomètres de distance.

Désolant et malheureux. Comment un peuple peut-il tolérer une telle saleté?

Mon hôtel était, malgré son prix élevé, similaire à cette vision d’horreur et, le lendemain,  j’ai quitté le plus tôt possible afin de parcourir un autre 1100 km vers Bahia Blanca.

Heureusement, cette ville fut une meilleure escale, avec une entrée en scène plutôt réservée, mais un centre très dynamique et avec une architecture intéressante. Ceci est sans compter une température frôlant les 35 degrés. Quel changement! On range la veste chauffante et sort les gants d’été.

Ce fut plaisant de me promener dans la ville en shorts et sandales, avec même quelques gouttes de sueur sur le front. Ça faisant un petit bout que je n’avais pas eu chaud (lire ici entre les lignes: je suis canadien, mais « maudit » que je préfère la chaleur au froid!).

Le moment fort de ma journée n’aura pas été la ville, ni le paysage, mais ma rencontre avec Rachel et Paul, du Royaume-Uni, sur leur superbe engin! Nous allons tenter de nous retrouver à Buenos Aires dans quelques jours.

Je suis finalement arrivé en milieu de journée à Buenos Aires le 8 février, où je vais passer les dernières 3 semaines de mon voyage. Je vais en profiter pour organiser le rapatriement de ma moto au Canada, avec l’aide de Javier (Dakar Motos). Je ne peux quand même pas laisser La Gorda si loin de la maison! De plus, elle m’a tellement souvent demandé de prendre l’avion!

Petite anecdote, à mon arrivée, comme c’est toujours le cas dans les mégas cités de plus de 10 millions d’habitants, la circulation y était dense. Alors que je circulais sur un grand boulevard urbain, avec 4 voies dans chaque sens, et seulement à quelques mètres de mon arrivée, il y avait une longue file de véhicules arrêtés mais la voie de droite est complètement libre. Il y a un peu d’eau sur la chaussée, mais ma moto et moi en avons vu des pires et nous étions déjà pas mal sale!

Alors que je m’engage tranquillement sur cette voie afin de dépasser les véhicules stationnaires qui attendent au feu de circulation, je tombe tout à coup dans un profond nid de poule! Mais quand je dis profond, je parle ici de profond! J’avais de l’eau jusqu’aux genoux, et le moteur de la moto s’est étouffé, car j’étais en 2e vitesse et donc pas assez de couple pour sortir du trou!

Heureusement, elle a redémarré immédiatement et j’ai pu, en accélérant fortement, sortir de ma fâcheuse position! Et je riais sans retenu, car c’était complètement fou comme situation. J’ai failli perdre ma moto dans un trou, à quelques mètres de ma destination, après avoir parcouru plus de 27000 km dans des endroits plus fous les uns que les autres! Évidemment, il n’y avait aucune pancarte pour aviser du danger…

Quelle arrivée à Buenos Aires!

Comme je ne retournerai pas au Chili, je vais faire mon bilan de ma visite dans ce pays.

Premièrement, il s’agit sans aucun doute de l’endroit le plus moderne et structuré de tous les pays d’Amérique latine. Malgré une pauvreté qui est aussi parfois présente, celle-ci est d’une ampleur beaucoup moindre. Les routes et infrastructures sont, dans la grande majorité des cas, très modernes et bien entretenues. Le nord est aride tandis que le sud est très vert et frais (et mouillé!). Le centre est aussi très sec et plusieurs feux de forêt étaient visibles le long de la route.

Il faut absolument prendre le temps de visiter quelques vignobles. Le vin y est splendide!

La ville de Santiago offre tout ce qu’une grande ville moderne d’Europe ou d’Amérique peut offrir (et plus, dans certains cas!), et ce, au niveau culturel, gastronomique, vie de quartier et même, pour les pièces de motos! Les gens y sont un peu plus froids et distants, comme c’est le cas dans plusieurs grandes villes. Ils sont aussi physiquement beaucoup plus grands et… bon, certains mangent plus que d’autres en Amérique latine!

Dernier point, les distances y sont très grandes. Il faut bien y planifier ses déplacements. Les points de ravitaillement y sont fréquents et acceptent tous les cartes de crédit.

Coup de cœur: Motocamp Pucon
Déception: Le pays, de par son aspect moderne, m’a fait perdre un peu l’effet dépaysement du voyage
Ville la plus accueillante: Puerto Varas, à cause de mon ami Daniel qui m’a si bien accueillie
Meilleure ambiance: Motocamp Pucon
Où j’irais passer un mois complet en hiver: Puerto Varas
Où je ne retournerai pas: Iquique
La surprise: La modernité du pays, la qualité des routes
La plus belle route: Malgré quelques passages difficiles, sans aucun doute, la Carretera Austral
La plus laide: La 5, au sud de Santiago. Une grosse autoroute pleine de postes de péage, de camions et sans aucun intérêt
Si c’était à refaire: Un peu moins de temps à Santiago, un peu plus dans le sud, mais hors de la grosse saison des vacances
La prochaine fois:Une meilleure préparation pour profiter des treks possibles en montagne et du camping (et une meilleure météo!)
Ce qui m’a manqué le plus: Découvrir et visiter des villes ou régions en basse saison. Il y avait des touristes partout, de la congestion, une disponibilité des accommodations faible et des prix élevés

Nombre de jours: 28
Distance parcourue: 6300 km

Article Suivant (Récent) ⇨

Jour 123 à 143 - Argentine - Buenos Aires & la Préparation pour notre Retour au Canada!

2017-02-08 au 2017-03-01 - Jour 123 à 143 - Buenos Aires, AR Après 29000 km sur la route, j'ai pris la décision de passer 3 semaines à Buenos Aires et d'y terminer mon voyage. Mon retour était initialement prévu le 1er avril, mais avec mon progrès rapide, les prix élevés ... Read more

⇦ Article Précédent (Ancien)

Jour 111 à 115 - Argentine - La Routa 40 et Mes Premiers Pas en Patagonie

2017-01-28 - Jour 111 - Cochrane, CL à Gobernador Gregores, AR (439 km - 8,5 hrs) 2017-01-29 - Jour 112 - Gobernador Gregores, AR à El Chalten, AR (296 km - 5,5 hrs) 2017-01-30 - Jour 113 - El Chalten, AR 2017-01-31 - Jour 114 - El Chalten, AR à ... Read more


Marc Ouellet

Aventurier dans l'âme. En route vers l'Amérique du Sud sur 2 roues bientôt!

17 Commentaires
  • David Prejean
    Répondre

    Very nice report. It is instructive to we who are armchair adventurers who one day aspire to be real adventurers.

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Thanks! Hope you make it happen at some point soon!

  • Martin
    Répondre

    Merci d’avoir partagé cette super avanture! Bon retour!

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Merci!

  • Geoffrey Parsons
    Répondre

    Wow………Almost over. Long trip. It will be 6 months since Peter and I saw you off. Great adventure!!
    Ready to pick you up on the 9th along with your worn dirty bike.
    What’s next?

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Indeed it was! Don’t forget old man, I’m back on the 2nd… Hope the Ranger can deal with the size and weight of La Gorda!

      What’s next… Hem, a big roast and a good bottle of wine at Tim’s? But for sure, Maine in May!

  • Jean Valiquette
    Répondre

    Congrats!!!!! Woohooo Tierra del Fuego / Ushuaia! Enfin tu l’as fait! Faudra célébrer ça ensemble avec un bon hanger et un Quimera au Tavern. Ciao amigo

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Merci Jean! Oui pour fêter cela mais pas de Quimera au Tavern!!!

  • Steve B
    Répondre

    Congratulations for your accomplishment Marc. I’m smiling as I read and recall my own adventure. It was a lot easier, cheaper and safer than expected wasn’t it?!! Glad to hear you won’t leave an old friend behind. Say hi to Javier and Sandra for me, they might remember, the guy with the Harley several years ago. Have you started thinking about your next adventure yet? it’s in your blood now, no getting away from it. Don’t chase your dreams, RUN THEM DOWN!!! Have a safe flight home. Steve

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Thanks!!! Indeed, it was easier but certainly not cheaper! Not at all!

      I still have a few dreams, but they might not include the motorcycle for a while. But for now, I’ll need to concentrate on getting back home, and more importantly, getting used to life at home!

  • George F
    Répondre

    Congratulations, great RR. I plan on leaving June 2018 for 6 or 7 months, can’t wait, excitement is building more and more as I read other’s reports. Do you know Brent Carroll? He was just there too.

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Thanks George! I know of Brent. We communicated at some point but were never able to get together! Hope the plan works for you and have a great trip!

  • Stéphane G
    Répondre

    Merci de nous avoir fait voyager par procuration avec toi 🙂

  • Phil
    Répondre

    Hi Marc,

    I am about to depart from Columbia to Tierra del Fuego — about 75 day trip. I’m on a R1200GSA.

    Any words of wisdom that you have learned in your tour of that portion of your trip? Did you find that you required medicines along the way? Altitude sickness? How rough were the roads or were they mostly paved? Other?

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Hi Phil!

      Lucky you! Hope you realize how lucky you are to embark on this trip!

      Word of wisdom: Don’t rush too much to get to Patagonia. There is so much to see in all the countries you will be crossing! I never had altitude sickness, but everyone reacts differently. I did carry emergency medicine but fortunately, never had to use it. I would still bring it just in case!

      The road are great, OK, difficult and sometime very challenging. It’s a matter of how « off the beaten path » you decide to go. Some days, I didn’t feel like working too hard so I stayed on the Panamericana, which is usually OK. Also, as I was alone on this trip, the few times I really pushed my luck on isolated roads, it felt a bit risky so try to make friend and ride with a buddy! Much safer and fun!

      Enjoy and let me know if you write a travel blog!

  • Phil
    Répondre

    Thanks for reply. I am originally from Toronto but have been a resident of Florida for quite some time. I assume you are fellow Canadian. How did you find the journey from say Los Angeles to Panama [Central America]? I was supposed to do that trip but my partner bailed. Central America travels to me seems more bad-ass and fun than the South American journey. Your thoughts? Last, along the entire route — Did you ever feel uncomfortable about safety? Thanks again for your blog.

    1. Marc Ouellet
      Répondre

      Hi Phil!

      I’m indeed a fellow Canadian from Montréal.

      Central America was a quick run for me for 2 reasons. First, the countries are small and sometimes very poor, except for Costa Rica and Panama. Unfortunately, a was in these 2 countries during the rain season which made it very uncomfortable and not fun to ride.

      On the other hand, Mexico was a great surprise. Lots to see, to do, very diversified and cheap.

      Looking back on my trip, I regret not spending more time on that section of my trip. I was too eager to get to Argentina and once there, I missed the fact that I was often the only white person in town and the cheap accomodations. Patagonia is very very touristy and it was a bummer for me.

      I never felt in any danger, except from other drivers on the road (it’s crazy how people drive dangerously, especially in Colombia, Peru and Argentina. I never drove at night, and remained in central areas after sundown. Be street smart and you’ll be OK. People are usually very friendly and helpful.

      Border crossings can be intimidating but I turned it into a game and was actually enjoying it at the end!

      Enjoy!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial